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12h12, les 3 coups


Schpouki Rolls
No Tunes International


On y pens'ra demain


Hopla Circus


Eostiged ar Stangala

« Les maires changent mais les clés restent ». 12H12, la passation de clés à donc bien eu lieu jeudi 1er Mai 2008, suivi des trois coups annonçant le lancement de la 8ème édition du « Mai des Arts en pays de Morlaix », un rituel festif, 4 rendez vous dans les communes de Pleyber-Christ, Lannéanou, Saint-Martin-des-Champs et Carantec. Acrobatie, danse, théâtre, installations plastiques et sonores, musique et grande déambulation pyrotechnique dans l'espace public apportent de nouvelles couleurs au quotidien des habitants et au public des arts de la rue présents dans ces communes.

Etaient présents, parmi le public nombreux réuni à Pleyber Christ en ce jour chômé et fête du muguet, M. Yvon Hervé, Président de Morlaix-communauté et Annie Loneux, vice presidente chargée de la culture et du tourisme, M. Jean-Claude Kerdilès, maire de Pleyber Christ et Julie Fage, adjointe à la culture, Mme Agnès Le Brun, maire de Morlaix, et son adjoint à la culture, M. Georges Aurégan, M. Yannick Besnier, président de l'association « Les Mordus des Arts dans la Rue du Pays de Morlaix », Mme Michèle Bosseur et M. Claude Morizur, co-directeurs du Fourneau, Centre National des Arts de La Rue.

Le grand banquet champêtre et l'animation inaugurale sont assurés par le comité d'animation, l'association culturelle, les Cyclos de Pleyber, la Cybercommune, Terroir en fête (La confédération paysanne), les écoles Jules Ferry et Saint Pierre.

14h03. Le public découvre « Cercle », la nouvelle création en phase d'expérimentation, de la compagnie Schpouki Rolls. Théâtre poétique et chorégraphique, « Cercle » est une bulle, un spectacle sensible aux acrobaties à fleur de peau. A l'intérieur d'un « Cercle » de métal de 3m50, tenu par le public, les deux comédiens-danseurs de la compagnie invitent à une expérience authentique. Au coude à coude, les spectateurs se retrouvent unis au plus près des acteurs, à porté(e) de mains, à porté(e) de chuchotements...

Faisant place à l'émotion et la rencontre des esprits reposés et des gestes pudiques, la performance est délimitée par un espace de paroles poétiques, de sourires bienveillants et de regards sensibles. Faisant de la démocratie participative sa source de réflexion sur la question de l'échange avec le public, Schpouki Rolls propose au spectateurs la possibilité d'écrire leur ressenti, à l'issue de la révolution intime et tranquille auquel « Cercle » les convie.

Même heure (14h03) de l'autre côté du bourg. Sirène, gyrophare, explosions, coups de feu signalent la « Cavale » de deux détenus venant de s’évader... Deux hommes courent, essoufflés, à la poursuite de leur liberté. Ils bousculent le public réuni là, visiblement pas habitué à ce que des co-détenus, liés ensemble par une paire de menottes, règlent des comptes avec la vie et le futur incertain qui les attend, entrainés dans cette « Cavale » de la dernière chance...

Pris à témoin, le public est emporté dans l'action rythmée par Angelli et Benassim. Le premier c'est LE parrain, ennemi public n°1 et figure du grand banditisme appartenant au fameux gang des « anonymes ». L'autre, un petit voleur du genre « Belmondo du Magreb » né d'un père algérien et d'une mère bretonne. Pris en otage par Angelli, il n'a pas d'autres choix qu'une cavale côté cour ou alors la police, le parloir, ou la mort côté jardin.

Entre eux et avec nous, les réflexions sur la société sont posées, là, en suspens... Relayées par l'urgence médiatique, les frissons nous traversent sur une musique de Laurent Luci. L'ambiance polar de « Cavale », minutieusement ficelé par No Tunes International laisse entrevoir et entendre un espoir sous tension vivant en marge de la société des "innocents". Si vous avez des informations à communiquer à la brigade anti-criminalité sur cette quête urgente du bonheur, composez le 0800 33 33.

14h33. Entre cavale et acrobatie familiale, sous la protection de la silhouette au clocher ciselé de l'église de Pleyber Christ, une diva, une goualante et l'accordéoniste de la compagnie On y pens'ra demain, ont fait d'un banc public le dernier endroit où l'on chante : à voix nues et à la grande vie, en acoustique en colère et en amour, aux hommes du bout du monde au bout du banc où tour à tour les acteurs prennent place, en équilibre précaire.

Entre la malle de voyage et la petite valise rouge, le banc sert de reposoir aux souffrances des deux femmes, car c'est bien d'elles dont il s'agit. A travers les chansons, on découvre leurs souffrances, leurs désirs vécus, leurs secrets intimistes. Moment drôle et pathétique pendant lequel on est peut-être en train de vivre leur ultime triomphe.

Entraînant le public de la rue à courir les « chants » sur les traces de leur mémoire vagabonde, la gouaille, la diva et l'accordéoniste livrent aux spectateurs un voyage d'errance à travers des « airs ».

15h32, faisant face à l'église de Pleyber Christ, "La Familia Rodriguez" s'est donnée en spectacle. Parlant « la lengua española » dans le style caricaturé et savoureux de la satire du caractère « chaud » de l'espagnol traditionnel, "La Familia Rodriguez" nous a fait découvrir ses prouesses acrobatiques, en se propulsant haut dans le ciel grâce à une bascule et une Mercedes en guise de tremplin.

La compagnie Hopla Circus pratique l’art de la figure aérienne, de l'humour et de l'auto dérision. A grand renfort de pirouettes, voltiges, corps escamotés dans des cercueils, grandes gueules et bandanas rouges barrant leur tête en signe d'appartenance, les membres de "La Familia Rodriguez" n'en finissent pas de laver leur linge sale. Ainsi, piqués de jalousie, deux frères jumeaux se font la guerre pour savoir qui des deux va s'envoyer en l'air, avant d'enchaîner salto et pirouettes.

Offrant au public de Pleyber Christ un numéro burlesque, acrobatique et familial, Yasmina, Payo, Mayo, Gadjo, Emileo et Marcelo montrent au public amusé de cette commune du pays de Morlaix, que "La Familia Rodriguez" c'est le cirque !

16h32. Entre courants épiques et mélodies en courants d’air, emprunts de tonicité et d'inspiration puisées à la source Bretagne, les spectateurs de cette première journée du Mai des Arts 2008 ont été gagnés par l'énergie communicative du cercle Eostiged ar Stangala - Kerfeunteun.

L'endurance et le mental de granit des « rossignols » de Stangala (c'est la traduction d'Eostiged ar Stangala) ont donné un élan particulièrement vital à cette danse contemporaine débridée, prenant source dans une libre interprétation des « Journées de rassemblements de mendiants ».

Représentés par les couleurs des costumes brodés des danseurs et musiciens, mendiants et bourgeois forment une parade originale et énergique entraînant à sa suite et à pas rythmés le public. Le spectacle de danse contemporaine du cercle Eostiged de Stangala – Kerfeunteun, renouvelle la tradition bretonne dans une mise en scène de rue, insolite et conviviale, rythmée par 10 musiciens, 70 danseurs et les centaines de personnes dans le public qui ont battu le pavé de Pleyber Christ. Avant de disparaître dans la lumière du soleil rayonnant en cette fin du premier rendez-vous du « Mai des Arts en pays de Morlaix 2008 ».

Arnaud Anquetil
Envoyé spécial à Pleyber Christ

Les photos de Jean Pierre Estournet

Les 3 coups

 

Schpouki Rolls

 

 

No Tunes International

 

On y pens'ra demain

 

 

Hopla Circus

 

Eostiged Ar Stangala

 

 

12h12 les 3 coups

à partir de 14h03 Schpouki Rolls Cercle (4 fois 10') - Détails

14h03 No Tunes International Cavale (50') - Détails

14h33 On y pens'ra demain La Gouaille et la Diva (50') - Détails

15h32 Hopla Circus La familia Rodriguez (45') - Détails

16h32 Eostiged Ar Stangala Courants épiques Cercle de Kerfeunteun (60') - Détails

A Pleyber-Christ, tout commence par un grand banquet champêtre pour le lancement du Mai des Arts 2008.

Participation locale

Le comité d'animation, l'association culturelle, les Cyclos de Pleyber, la Cybercommune, Terroir en fête (La confédération paysanne), les écoles Jules Ferry et Saint Pierre.

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